• Louise

Elevage et bien-être animal (5/8)

Dernière mise à jour : juin 24

L'importance du bien-être animal n'a cessé de s'affirmer au cours des dernières années et l'élevage ne pourra pas faire sans l'améliorer de manière conséquente. La spécialisation et l'intensification ont impliqué stress, souffrances et conditions de vie artificielles. Les animaux sont désormais considérés par les Etats comme des être sensibles. Il est nécessaire de prendre en compte ce que l'animal ressent, de réduire ses émotions négatives et d'aller jusqu'à favoriser ses émotions positives.


Le niveau optimal de bien-être animal Toute la question est de savoir quel est le niveau de bien-être animal optimal. Il s'agit de trouver un compromis entre :

  • Le bien-être des animaux

  • L'intérêt économique de l'éleveur : assurer le bien-être des animaux demande souvent des investissements et plus de temps de travail. Que l'éleveur gagne sa vie est une condition sine qua non pour la pérennité de l'élevage.

  • Les risques sanitaires : ici nous pouvons prendre l'exemple de la grippe aviaire qui a frappé les Landes. Alors que les canards sont toujours élevés en plein air, les éleveurs ont été contraints de les garder enfermer pendant de longs mois, voire de les abattre pour les élevages concernés de près ou de loin par la maladie. Idem pour la peste porcine : il est très compliqué de mettre les porcs dehors au risque de voir se propager la maladie.

  • Les intérêts environnementaux : le bien-être animal peut parfois aller à l'encontre des enjeux écologiques. Par exemple, lorsqu'un éleveur passe d'un élevage sur des caillebottis à un élevage sur de la paille, il produit plus de CO2. Idem quand on agrandit la surface utilisée par un animal.

  • Les enjeux alimentaires : nous l'avons dit, la population est amenée à augmenter de près de 30% d'ici à 2050. On ne pourra malheureusement pas nourrir tout le monde de manière satisfaisante avec des exploitations qui ont deux poules et trois cochons. Nous avons donc besoin de produire avec une certaine efficacité pour assurer une sérénité alimentaire.

Encore une fois, on voit que les choses ne sont pas aussi simple que ce qu'on veut souvent bien le croire. Le rapport souligne cependant que l'Europe est une des régions du monde les plus avancée sur le sujet et que les abattoirs ont fait des avancées conséquentes en la matière.

Des vidéos chocs circulent parfois. Ces dernières, diffusées par des associations animalistes, ont eu l'intérêt de faire avancer la cause et de faire bouger les choses, comme à chaque fois que des extrêmes se sont emparés d'un combat, même si ça se fait souvent avec une forme de violence. Par contre, et Jean-Louis Peyraud nous l'explique bien, ces cas remontés sont des cas particuliers et sont bien loin de refléter la réalité de l'élevage français. Si les animaux étaient dans la majorité des élevages dans cette situation déplorable, les éleveurs ne pourraient tout simplement pas gagner leur vie avec des bêtes en si piteux état.